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Rhum tour à l’Île Maurice
Episode 1/7, par Gaëtan Dumoulin samedi 7 janvier 2017, par gaetan81 | Lu 1267 fois
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Pour inaugurer la nouvelle version du site, et tout au long du mois de janvier, Gaëtan va nous emmener à l’Île Maurice, cette petite île située à l’est de la Réunion, dans l’océan Indien, pour nous faire découvrir le rhum qui y est produit. Encore trop méconnu, car sans doute encore très jeune par rapport aux distilleries des caraïbes, le rhum mauricien ne démérite pas et ne cesse de se développer depuis maintenant un peu plus d’une quinzaine d’années.

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Pour comprendre les différentes influences d’aujourd’hui intéressons-nous à son histoire. Elle commence avec les premiers colons hollandais qui ont apporté de l’arack en provenance des Indes, fabriqué à partir de mélasse de canne à sucre fermentée avec un levain préparé à partir du riz. Les Français, sous l’impulsion de Mahé de La Bourdonnais, se mirent à fabriquer du “guildive” (de l’anglais “kill devil”, tue-diable), un tord-boyaux de qualité médiocre. La première “guildiverie” verra le jour en 1744 (Maurice est alors sous domination française) à Villebague. C’est là sans doute, l’ancêtre de la distillerie de Beau Plan (Grays, qui produit New Grove).

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La consommation du rhum sera croissante pour atteindre en 1816 (L’île est à ce moment rattachée à l’Empire britannique) le chiffre de 39 litres par tête d’habitant et par année. Cette hausse s’explique largement par le fait que de nombreux habitants de l’île fabriquaient leur propre rhum dans des alambics faits maison.

Vers le milieu du XIXe siècle, la production du rhum de mélasse se centralisa pour atteindre le chiffre de 100.000 litres par an.
Cette prospérité du rhum allait baisser au début du XXe siècle avec l’imposition de droits d’accises très forte sur l’alcool. Les ordonnances 18 et 19 de 1933 règlementèrent alors ce déclin de la production d’alcool en y interdisant la fabrication d’alcool en dessous de 93%, ce qui mit l’accent sur la production sucrière et rendit impossible la production d’un véritable rhum.
Cette réglementation perdurera jusqu’en 2000. Son abrogation permit aux deux dernières distilleries encore en activité (Grays et Medine) de produire et stocker enfin de véritables rhums de caractère.

En 2003, l’Etat cherche à définir un label mauricien pour le rhum. Le rhum agricole est défini ainsi : “Il désigne un produit obtenu exclusivement par la fermentation alcoolique et la distillation du jus de canne à sucre, présentant les caractères aromatiques spécifiques du rhum et ayant une teneur en substances volatiles égale ou supérieure à 225 grammes par hectolitre d’alcool à cent pour cent par volume et concernant la bouteille à la consommation, à un titre alcoométrique minimal de 37 pour cent par volume et un maximum de 50 pour cent par volume”.

Pour emboîter le pas on voit l’émergence de nouvelles installations : Saint Aubin en 2003, Chamarel en 2006, Labourdonnais en 2008 et Oxenham en 2010. Depuis 2013 ils opèrent ensemble au sein d’une association, la RPAM (The Rum Producers Association of Mauritius), pour créer un socle commun pour une future réglementation et réaliser des événements comme le Rum Fest qui a eu lieu les 30 septembre et 1er octobre 2016 à l’hôtel le Suffren à Maurice.

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Le sucre, poumon de l’île
Maurice est façonné de champs de canne, le sol volcanique est travaillé pour devenir fertile. Quatre millions de tonnes de cannes sont acheminées chaque année vers les quatre usines sucrières de l’île, Terra (Grays), Medine, Alteo et Omnicane.
La canne à sucre est désormais entièrement valorisée et représente une ressource autour de laquelle s’articulent plusieurs enjeux déterminants pour Maurice.
Le démantèlement des accords préférentiels entre les pays producteurs de sucre et l’Union Européenne, a amené une baisse conséquente du prix du sucre à partir de 2007 sur le marché européen et a encouragé la valorisation du rhum. Avec cette baisse notable du prix du sucre en Europe, l’industrie cannière mauricienne se doit de diversifier de plus en plus ses activités.

Voici la carte des différents sols de l’île Maurice :

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Si le rhum n’en est qu’à ses débuts, je retiendrai essentiellement que les différents acteurs du rhum mauriciens font preuve de créativité et n’hésitent pas à proposer de nouvelles idées et saveurs. Au moment où le sucre passe par des jours plutôt incertains, le rhum pourrait perpétuer l’avenir de la canne à Maurice.

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Gaëtan Dumoulin

Episode 1/7 : Rhum Tour à l’Île Maurice
Episode 2/7 : La distillerie Labourdonnais
Episode 3/7 : La distillerie Oxenham
Episode 4/7 : La distillerie Grays
Episode 5/7 : La distillerie Medine
Episode 6/7 : La distillerie Chamarel
Episode 7/7 : La distillerie Saint Aubin

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Derniers commentaires

Dillon

Millésime 1968

Par Le rhum de Georges | 12 décembre 2017
Est-ce à acquérir ? Si oui, à quel prix ? Merci

Maison La Mauny

Vieux

Par Misterod | 9 décembre 2017
BONJOUR Qui peut me donner plus d’infos sur cette quille ? Impossible de trouver quoi que ce soit sur le net a part votre photo... Merci !!

La Favorite

FLIBUSTE - 1980

Par ange | 1er décembre 2017
Je possède cette bouteille et je souhaite la vendre.

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