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Galion Pays : Martinique Site Internet
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Naissance de l’usine

Au XVIIIe siècle, l’habitation Le Galion située à l’embouchure de la rivière du même nom appartient comme toute la région à la célèbre et puissante famille des Dubuc. Les deux habitations sucrières contigües Galion et Grands-Fonds sortent du patrimoine des Dubuc en 1819 et, en 1842, elles sont la propriété d’un certain Jacques-Marie Lalanne.

À la mort de ce dernier, les habitations sont mises en vente aux enchères. Jean Émile Merlande et Paul Lalanne (on ignore s’il est ou non apparenté au défunt), propriétaires à Saint-Pierre, se portent conjointement acquéreurs. Les propriétés sont grevées d’hypothèques et ils doivent faire appel pour se procurer les moyens de les acquitter à un négociant de Saint-Pierre : Eugène Eustache. En contrepartie, ils doivent lui abandonner l’administration des exploitations jusqu’au remboursement intégral de leur dette.

Vers 1861, Eugène Eustache envisage de créer une usine sur ses terres, car les vieilles habitations sucrières vivent leurs dernières années. L’établissement est construit sur l’habitation Grands-Fonds mais s’appelle « Usine du Galion »3. Grâce au profit sucrier des années 1870, il peut rembourser son emprunt par anticipation. Pour assurer l’approvisionnement de son usine en cannes, il cherche à se constituer son propre domaine agricole. Il rachète systématiquement toutes les habitations qui sont mises en vente autour de Grands-Fonds Galion : Bord-De-Mer, Desmarinières, Morne-Galbas, Malgré-Tout, Fonds Galion et Mignot. Il se trouve ainsi à la tête d’un vaste domaine de 2 344 ha disposé en arc-de-cercle autour de la Baie du Galion et fournissant toutes les cannes nécessaires au bon fonctionnement de l’usine.

Eugène Eustache meurt le 6 mars 1883, à la veille de la grande crise qui frappe l’économie sucrière antillaise.

Le Galion et la grande crise sucrière (1884-1905)

À la mort d’Eugène Eustache, Émile Bougenot, son gendre, est chargé de la gestion de l’usine. Né en 1838 dans un petit village de la Côte-d’Or, issu d’un milieu paysan aisé, il poursuit des études d’ingénieur, et entre en 1859 au service de la Maison Cail. L’année suivante, il est envoyé à la Martinique pour diriger le montage de l’installation de l’usine de Lareinty. C’est à lui qu’Eugène Eustache avait fait appel pour monter l’usine du Galion. Il épouse la fille du propriétaire.

Les années suivantes sont celles d’une ascension sociale et patrimoniale rapide. Sur les 21 usines sucrières en activité dans la 2e moitié du XXe siècle, il a été gérant de 9, actionnaire de 15, et copropriétaire de celle du Galion, touchant ainsi des revenus importants. Émile Bougenot a les connaissances techniques qui lui permettent de s’imposer dans le milieu créole. Il bénéficie de la conjoncture économique en hausse mais c’est surtout, un gros travailleur, exigeant envers lui-même comme envers les autres, qui sait tirer parti de toutes les opportunités qui s’offrent à lui. Lorsqu’il devient propriétaire du Galion, il abandonne la direction de toutes les autres usines. En 1892, il confie l’administration de l’usine à Joseph de Lagarrigue, un blanc créole de la Trinité, et rentre définitivement en France d’où il continue à suivre la gestion de son usine.

La crise prend fin autour de 1905. La production sucrière du Galion se solde par des bénéfices dès les années suivantes, d’importants investissements sont réalisés pour augmenter la capacité de broyage, renouveler le matériel et les plantations, sur lesquelles on remplace la vieille canne dite "D’Otaite" par une nouvelle espèce, la "Big Tana".

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Contact

Téléphone : 05 96 58 20 65
Fax : 05 96 58 42 43

Usine du Galion
97220 La Trinité

Les bouteilles de la marque

Galion



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