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Dégustation comparative HSE
8 rhums HSE dégustés mercredi 8 juin 2016, par Référence Rhum | Lu 2147 fois
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Nous avons souhaité déguster quelques-uns des rhums HSE, huit au total, en essayant de passer en revue un large éventail de ce que la marque propose.

En effet, la gamme des rhums HSE est très large, et ce que l’on peut dire, c’est qu’en passant d’un rhum à un autre, on voit qu’il y en a pour tous les goûts, tout en gardant un fil conducteur propre à leur savoir faire. On retrouve les vieillissements habituels, comme les VSOP et XO, mais aussi des Single Cask, et surtout des “finitions du monde” qui font le succès de la marque depuis quelques années.

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VSOP 45%
Nez : On commence cette dégustation avec un joli boisé au nez, qui vire sur le bois de santal. Ce sont ensuite des épices qui arrivent. Puis, ça part sur des notes plus fruitées (fruits tropicaux), et un léger côté sucré, presque caramélisé (ou cassonade brulée), mais ce n’est pas ce qui domine. Ici, c’est bien le bois qui prend d’abord le dessus.
Avec un peu d’aération, la palette aromatique s’élargit vers le pruneau, la réglisse, la noix de coco (mais d’assez loin, sûrement dû à un fût de bourbon).
Ce que l’on peut dire de ce premier rhum, c’est qu’il ne fait pas jeune. Ça se voit qu’il est resté en fût.
Bouche : C’est toujours le bois qui domine, puis de manière très marquée, c’est au tour du poivre et des épices. Le bois humide arrive par la suite (on le sentait légèrement au nez). Pas asséchant.
Un rhum bien structuré pour un VSOP qui surprend déjà par sa complexité et sa maturité, à sortir sans complexe pour initier à l’agricole. La suite promet.

XO 43%
Nez : On sent qu’il est déjà moins boisé que le VSOP. Ici ce sont plus les agrumes qui dominent (écorce d’orange). On lui trouve un côté antiquaire, qui rappelle les produits de menuiserie. Enfin, c’est la figue qui arrive.
Le nez n’est pas agressé par l’alcool et on sent plus de fruits que pour le VSOP.
Bouche : La bouche confirme le nez avec de la figue très marquée et un peu pruneau. Beaucoup moins de boisé. Moins sec. Plus délicat. Très élégant, plus frais, plus vif, plus fruité, et toujours avec une note de poivre comme sur le VSOP.
Avec le verre vide, la cire et quelques épices s’expriment à nouveau.
Une belle montée en gamme avec deux rhums que l’on sent venir du même endroit.

Small Cask 2004 46%
On continue cette dégustation avec le Small Cask édition 2004 (celle aujourd’hui en vente est l’édition 2007). Ce rhum est vieilli en mini fût de chêne du Limousin de 55 litres, avec un vieillissement de 9 ans.
Nez : On sent tout de suite le tanin dû à la taille du fût. Ce rhum se fait d’abord plus discret au nez. Ce sont ensuite les notes que l’on commence à penser habituelles chez HSE qui s’expriment : Fruits exotiques, vanille, coco, et un retour sur le chêne. S’il a un peu plus d’alcool au nez, on sent qu’il est tout de même bien fondu.
Bouche : Comme au nez, le tanin arrive tout de suite en bouche. Un rhum assez asséchant. Mais ce côté asséchant disparait pour laisser place à une belle montée en puissance et une très belle chaleur. C’est pour le moment le plus complexe des trois. On sent que le vieillissement en mini fût y est pour beaucoup.
Il faut le laisser s’ouvrir un peu pour laisser s’échapper encore bien d’autres saveurs, comme la banane.
De même que sur les précédents, la touche HSE nous amène sur un côté poivré, et légèrement pimenté. Cette très belle longueur permet de ne rien rater.
Peut-être moins facile d’accès à cause de ce côté asséchant, et aussi plus sec que les précédents. Le verre vide souligne encore le côté poivré.

Single Cask 2003 : 47,8%
Nous passons au Single Cask 2003, qui a la lourde tâche de succéder au mythique Single Cask 1998.
Nez : Dès le début, c’est une explosion d’odeurs : figue, vanille, et léger boisé. Ce nez est très gourmand. Beaucoup de choses arrivent en même temps, mais le tout reste très équilibré. Bien qu’il titre à 47,8%, l’alcool n’est pas trop présent. Au départ très fruité, le nez s’oriente vers quelque chose de plus chaud, peut-être du cacao, et encore un léger boisé.
Bouche : Un léger boisé arrive en bouche. Une belle combinaison des 3 premiers rhums dégustés.
Il se révèle beaucoup plus court en bouche que le Small Cask 2004, mais aussi beaucoup moins asséchant. L’alcool domine un peu alors qu’il se faisait plus discret au nez, et le poivre comme sur tous les autres, arrive à son tour. L’alcool part très vite pour laisser la place aux fruits : c’est la mangue qui s’exprime, puis le citron, et le pamplemousse.
Si on devait lui trouver un petit reproche, bien qu’il soit plus agréable que le précédent, c’est que l’on aimerait qu’il reste plus longtemps en bouche. Le verre vide libère encore un peu plus le bois, et des agrumes (toujours citron et pamplemousse).

Pour le moment, on ressent une vraie ligne directrice sur tous ces rhums, au niveau des agrumes et surtout du poivre et des épices. Une belle continuité.

La Confrérie Du Rhum Brut de Fût 2007 52,2%
Nez : Le nez est intéressant. Il offre une nouvelle palette aromatique par rapport aux précédents. On trouve donc ici du fumé, et un côté presque brulé. On sent de l’alcool (normal à 52,2%), puis du bois humide, et encore cette sensation de chêne brûlé, et pour finir, comme sur les autres, des épices.
Bouche : L’alcool offre une belle montée en puissance, et soulève beaucoup de fruits rouges. On y trouve un coté sucré qui amoindrit le côté sec que l’on trouve sur les autres (presque un côté sirop de canne), et qui fait que l’on n’est pas agressé par l’alcool. Un peu de chocolat se dégage, et un retour sur le fumé du début.
La longueur est très correcte, et on retrouve encore et toujours le côté poivré et épicé.

Nous terminons la dégustation avec trois finitions.

Porto Finish 2009 42%
Nez : On sort du registre habituel. Ici c’est la cerise à l’eau vie, le pain grillé, et le caramel que l’on découvre. On sent légèrement la pinède. La finition est vraiment là pour affiner et non pour prendre le dessus. Mais il demande un peu plus de temps pour s’ouvrir.
Bouche : Avec une finition Porto, il fallait s’y attendre, ce sont ici les fruits rouges qui sont très marqués.
Ce rhum se révèle être très long en bouche, mais assez linéaire. Le côté poivré des autres n’apparait plus et il est beaucoup moins sur les épices.

Sherry Finish (Fino & Olorosso) 2004 45%
Nez : Le nez de cette finition offre un retour sur la banane des premiers rhums dégustés. Un peu d’alcool mais discret, puis du caramel. La dégustation commence peut-être à être un peu longue. On a plus de mal à sortir les éléments de cette finition. Mais le nez est assez délicat et réellement agréable.
Bouche : La bouche est saline, humide, et une légère sensation d’oxydation arrive. Il a moins de longueur que le finish Porto, mais il est aussi moins linéaire. Il est au final assez rond et doux. Le côté poivré a là encore disparu.

Sauternes Finish 2003 41%
Nez : On retrouve ici les impressions du début de la dégustation, avec de la banane et du pruneau, puis du chêne, de la coco, et pour finir de la vanille. La canne est plus présente. Un nez relativement délicat. La finition est là encore assez légère, et c’est sans doute ce qui fait sa force. On reste vraiment sur une finition qui est là pour développer quelques arômes en plus, sans casser la patte HSE que l’on a retrouvée tout le long de la dégustation.
Bouche : Abricot sec pour commencer. Puis les fruits sentis au nez reviennent et restent plus longtemps en bouche. L’alcool est beaucoup moins présent (41%). Moins boisé. Très délicat, et moins sec. Un très bon rhum pour faire découvrir un bon rhum Martiniquais. On sent la sucrosité du Sauternes qui apporte de la rondeur, tout en restant un peu sec. Un très bel équilibre.

Ces finitions (seulement quelques mois sur tout le processus de vieillissement) se révèleront au final très équilibrées et ne prendrons à aucun moment le pas sur les vieillissements.

Les finitions peuvent adoucir les rhums et les rendre moins secs, sans leur retirer leur caractère (à part peut-être sur les finitions Porto et Olorosso, où l’on sent moins la marque de fabrique HSE que l’ont avait avec les VSOP et XO). Certainement une très bonne idée pour initier les amateurs aux rhums agricoles Martiniquais.

Chacun de ces rhums mérite une petite aération afin de dévoiler tous ses secrets.
Des rhums Martiniquais qui n’ont pas besoin de beaucoup d’alcool pour s’exprimer.
Sur ces huit rhums dégustés, on sent une très belle maîtrise, et une continuité qui s’exprime à travers les épices et le poivre.

Merci à Nicolas, Adrien, et David pour le partage de leurs bouteilles et leurs ressentis sur ces huit rhums HSE.

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Derniers commentaires

Dillon

Millésime 1968

Par Le rhum de Georges | 12 décembre 2017
Est-ce à acquérir ? Si oui, à quel prix ? Merci

Maison La Mauny

Vieux

Par Misterod | 9 décembre 2017
BONJOUR Qui peut me donner plus d’infos sur cette quille ? Impossible de trouver quoi que ce soit sur le net a part votre photo... Merci !!

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FLIBUSTE - 1980

Par ange | 1er décembre 2017
Je possède cette bouteille et je souhaite la vendre.

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