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4 questions posées à...
Hervé Damoiseau des Rhums Damoiseau vendredi 10 mars 2017, par Référence Rhum | Lu 1162 fois
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Référence Rhum a posé quatre questions à différentes personnalités du monde du rhum. Quatre questions simples, dans le seul but d’en savoir un peu plus sur ces rhums qui nous font tant rêver. Après François Longueteau et Marc Sassier, c’est maintenant Hervé Damoiseau qui nous répond.

Photo © Hélène Valenzuela

En deux mots, quel est votre rôle au sein de Damoiseau, et comment êtes-vous arrivé à ce poste ?
Comme je me plais à le dire souvent, je ne suis pas PDG de Rhum Damoiseau, mais animateur dans une entreprise qui produit du rhum !
Alors bien sûr, la fonction impose de prendre des décisions stratégiques qui peuvent avoir des conséquences pour l’entreprise, mais c’est là qu’il est important pour le PDG de connaitre son marché et d’avoir une vision pour l’avenir à long terme.
Je suis arrivé à ce poste après que mon père, encore jeune (66 ans), a rassemblé le conseil d’administration en 1996 pour démissionner, et proposer ma candidature. J’étais à ce moment en métropole, et n’étais que le 3e de ses fils, ce qui n’est pas rien quand on connait l’importance de la société patriarcale aux Antilles.

Quel est le rhum de Damoiseau dont vous êtes le plus fier aujourd’hui, toutes époques confondues, et pourquoi ? (Pouvez-vous nous dire quel a été son processus de fabrication (canne, distillation, élevage…), et nous parler un peu de son histoire ?
Sans hésiter, le Millésime 1953. Mon grand regret restera de n’avoir pu le goûter et en conserver ne serait-ce qu’un petit volume en full proof. A cette époque (il a été soutiré des fûts en 1984), nous n’avions pas la culture du rhum vieux comme aujourd’hui.
Ce rhum est celui qui a fait notre réputation en matière de vieillissement, ce qui lui a valu d’être recarafé dans un contenant en cristal et revalorisé à son juste prix par rapport au très faible nombre d’unités restantes.

En dehors d’un rhum en particulier, il y a également trois grandes périodes importantes pour la distillerie Damoiseau, avec des situations souvent difficiles face auxquelles elle a dû s’adapter.
Telle la période où mon grand-père, qui l’avait achetée en pleine seconde guerre mondiale en 1942, a dû pour vivre, produire du vinaigre, de la confiture, des bonbons et des bananes, car la production de rhum était arrêtée à cause du blocus.
Puis, la période où mon père a eu le courage de reprendre une société qui était en déficit à la mort de son père, pour finir par l’amener à l’équilibre (au bénéfice modeste). Tout cela à une époque (années 70) où la concurrence était rude avec plus de 60 distilleries encore en activité, face à un marché morose, et avant de pouvoir enfin nous la transmettre.
Et enfin nous, la 3e génération, qui en avons fait une distillerie avec un rhum réputé pour sa qualité, tout en augmentant la production afin de satisfaire la demande. Mais tout ceci ne s’est pas fait sans sacrifice, car nous avons dû travailler, mon frère Jean-Luc et moi, entre 12 et 14 heures par jour, du lundi au samedi.

Photo : (à gauche) Ancien et (à droite) nouvel embouteillage (42% alc.vol.)

Comment appréhendez-vous cette pénurie annoncée de canne à sucre ? Avez-vous déjà pris des mesures pour vous en arranger ?
Il y a un manque de canne en Martinique, mais pas en Guadeloupe où la surface des plantations de cannes est de 14.000 Ha : le broyage des distilleries ne représentant que 10% de la production totale.

Quel rhum de votre gamme se vend le mieux ? Et où en est le marché international pour Damoiseau ?
Sans conteste le Blanc 50° qui représente 70% de nos ventes, même si je reste étonné de la progression du rhum vieux, qui représente 25% de nos volumes. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons décidé d’investir dans un chai de vieillissement de 7.000 fûts alors que nous en avions déjà 3.000.
L’international se développe lentement mais sûrement avec les difficultés qu’on peut avoir dans un monde des spiritueux avec les problèmes de taxes et de douane, mais aussi de réputation ; puisque certains pays ignorent encore la différence qui existe entre rhum agricole et rhum de sucrerie.
Quant à la France, on est restreint dans notre contingent de 3124 HAP que nous espérons voir prochainement augmenter par la commission européenne.

Photo © DR

Pour aller plus loin :
Le site internet : www.damoiseau.fr
La page Facebook : www.facebook.com/Rhum-Damoiseau

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J.Bally

Millésime 1947

Par COLNEL | 12 novembre 2018
Bonsoir je suis vendeur d’une bouteille rhum Bally 1947 en parfait état. Pouvez vous me communiquer une estimation de prix. Avec mes remerciements

Angostura

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Par lucas | 9 novembre 2018
Bonjour, enfaite j’aimerais s’avoir comment différencié cette bouteille avec la recette originale à la nouvelle recette qui est plutôt médiocre, et ou pourrai-je la trouvé (...)

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Jamaica 2000

Par sebasttt | 6 novembre 2018
Acheté chez Nicolas il y a plusieurs années c’est un très bon rhum atypique

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