Connexion / Inscription
[(|non)
Marques & Distilleries Le Blog Carte
] Menu

4 questions posées à...
Marc Sassier des Plantations Saint-James mercredi 1er mars 2017, par Référence Rhum | Lu 880 fois
R

Référence Rhum a posé quatre questions à différentes personnalités du monde du rhum. Quatre questions simples, dans le seul but d’en savoir un peu plus sur ces rhums qui nous font tant rêver.
Après François Longueteau, c’est Marc Sassier des Plantations Saint-James qui nous répond.

JPEG - 94.7 ko

En deux mots, quel est votre rôle au sein de Saint-James, et comment êtes-vous arrivé à ce poste ?
Je suis responsable de Production. Je suis arrivé à Saint-James il y a plus de 14 ans après un passage de quelques années comme Ingénieur contrôleur à l’A.O.C. Martinique.
Étant aussi œnologue de formation, il m’a été confié à l’époque la tâche d’élargir la gamme tout en respectant l’esprit Saint-James.

Quel est le rhum de Saint-James dont vous êtes le plus fier aujourd’hui, toutes époques confondues, et pourquoi ? Pouvez-vous nous dire quel a été son processus de fabrication (canne, distillation, élevage…), et nous parler un peu de son histoire ?
Dur de choisir parmi nos rhums… Pour les techniques de vieillissement je dirai le 15 ans, et pour la finesse, le “Quintessence”. Pour l’histoire de la marque, je privilégierais la cuvée 250 ans qui mélange du 1885, du 1934, du 1952, du 1976 sur une base de 1998 et de 2000.
Notre cave nous a permis de faire ce mélange, tout en restant assez sobre dans l’emballage afin d’offrir un prix attractif à l’image de nos produits. Outre des millésimes d’exception, de par leur qualité gustative, c’est l’histoire de la marque avec les périodes charnières qui est représentée dans cette cuvée.

JPEG - 93.4 ko

Photo © Velier 2015

Ainsi, les millésimes 1885 et 1934 sont basés sur les premières fermentations contrôlées en rhum (Pasteur ce n’est que fin 19e siècle) où l’on stérilisait rapidement le jus (notes de vesou cuit) sans passer par le stade sirop. Une sorte de pasteurisation pour ensemencer ensuite en levure.
Puis, avoir du 1885, un millésime d’avant 1902, mis en fût à l’époque, c’est avoir l’un des premiers, si ce n’est le premier rhum vieux commercialisé en bouteille et millésimé, avec des arômes et une concentration si caractéristique qu’il a largement influencé le mélange.
Avec le 1952, c’est le passage aux cuves neutres de fermentation comme nous les connaissons maintenant. Avec aussi le 1976, un de mes préférés par sa complexité, qui est aussi le marqueur de l’installation de Saint-James sur un site unique à Sainte-Marie.
Le 1998 et le 2000 sont, eux, liés à la concrétisation de la Martinique avec l’A.O.C., et ce sont des rhums que nous avons amenés avec le maître de chais jusqu’à la fabrication de cette cuvée, mêlant ainsi passé et présent dans la continuité du savoir-faire de Saint-James.
Cette cuvée prestige a été assemblée en présence d’un douanier et d’un gendarme qui ont prélevé avec nous à la cave les bouteilles, et assisté au mélange, moment magique. Nous avons d’ailleurs fait 10 miniatures de 5 cl, témoins pour les personnes impliquées dans le projet.

Comment appréhendez-vous cette pénurie annoncée de canne à sucre ? Avez-vous déjà pris des mesures pour vous en arranger ?
La pénurie actuelle résulte de plusieurs phénomènes conjoncturels qui ont malheureusement amené à réduire le tonnage par hectare.
L’année dernière avec une année climatique plus favorable, on a vu le rendement remonter. Ce qui est bon signe, mais il n’y a pas que le climat et ses effets hérités, il y a aussi l’implication des pouvoirs publics, pour un marché qui a plus de demande que d’offre, ce qui est plutôt rare pour notre agriculture.
Le rhum agricole est, pour La Martinique, un vecteur et un enjeu qu’elle fait rayonner dans le monde entier.
Le rhum vieux notamment, gagne du terrain dans de nombreux pays, à l’image de Saint-James, précurseur dans le domaine, puisqu’il est présent historiquement depuis 1882 sur les 5 continents.
Pour pallier ce manque de canne, Saint-James replante tous les ans de nouvelles parcelles, ce qui n’est pas toujours aisé à mettre en œuvre dans une île ou la pression urbaine est très forte.
Sachant en plus que les terres doivent être habilitées en A.O.C. Nous avons d’ailleurs avec l’I.N.A.O. entrepris la révision de l’aire pour affiner les terroirs canniers et mieux les protéger.

Quel rhum de votre gamme se vend le mieux ? Et où en est le marché international pour Saint-James ?
Pour résumer, Saint-James est la première marque de rhum agricole en France, avec en premier le Blanc (porté par l’utilisation en mojito), suivi par l’ambré (et son utilisation en pina colada)… Ces deux utilisations montrent l’importance dans les cocktails de la marque Saint-James. Fait déjà révélé par Emile Lefeuvre en 1889 (“Méthode pour composer soi-même les boissons...”).
Saint-James enregistre une progression d’environ 10% avec l’émergence de nos rhums vieux et la distribution de plus en plus complète de la gamme hors Martinique.
Notre marque est la première marque de rhum agricole vendue dans le monde, (A.O.C. Martinique qui plus est), et est présente dans plus de 50 pays, en étant toujours restée fidèle à sa tradition ancestrale.
Le rhum vieux y prend également une place de plus en plus notable.
L’ensemble a une progression d’environ +7%, ce qui montre l’intérêt pour notre marque et ses produits.
Saint-James a su faire preuve de modernité, d’une part pour mieux garantir sa production selon les méthodes traditionnelles, et d’autre part pour valoriser la marque (packaging, nouvelle cuvée, communication… ), tout en restant bien ancré dans ce qui a fait notre force : la bouteille carrée, le rhum agricole, le vieillissement, la Martinique… où Saint-James a souvent été avant-gardiste.
Nous sommes fiers de poursuivre cette aventure, 250 ans et pas une ride !

Pour aller plus loin :
Le site internet des Plantations Saint-James : www.rhum-saintjames.com

JPEG - 56.3 ko

Le livre des 250 ans des Plantations Saint-James : Le Compagnie Du Rhum
Le livre des 250 ans des Plantations Saint-James : Excellence Rhum

Instagram

Newsletter

Derniers commentaires

Dillon

Millésime 1968

Par Le rhum de Georges | 12 décembre 2017
Est-ce à acquérir ? Si oui, à quel prix ? Merci

Maison La Mauny

Vieux

Par Misterod | 9 décembre 2017
BONJOUR Qui peut me donner plus d’infos sur cette quille ? Impossible de trouver quoi que ce soit sur le net a part votre photo... Merci !!

La Favorite

FLIBUSTE - 1980

Par ange | 1er décembre 2017
Je possède cette bouteille et je souhaite la vendre.

Newsletter

Inscrivez-vous...

pour être informé des mises à jour du site
et de son actualité.

Votre adresse mail ne sera transmise à aucun tiers !